Pourquoi j'ai mangé mon père
Roy Lewis
USA
Synopsis : Ernest vit avec sa tribut : son père, sa mère, ses frères et soeurs, ses oncles et tantes. Ces pytécantropes(comme ils se nomment eux-mêmes) sont persécutés par les félins et ont du mal à se nourrir. Petit à petit, au grand dam de l'oncle Vania, ils descendent des arbres et cessent de manger de l'herbe pour passer à la viande crue; depuis, ils occupent les trois quarts de leur temps à la mastiquer. Le père découvre le feu : avec lui, il cuit la viande, repousse les prédateurs, déloge les ours de leurs cavernes pour y élire domicile. C'est le début de l'évolution humaine. Le père s'embale, il cherche, recherche, sans cesse, comment faire progresser son espèce afin qu'elle devienne la maîtresse de la Nature. Il instore l'exogamie avec ses fils, invente la propriété et délimite son territoire en méprisant fort ses voisins qu'il juge primitifs. Par mégarde, il incendit toute la savane et se voit obligé de déménager : c'est le début des voyages. Son plus jeune fils invente le dessin et le dressage des cochons, des chevaux et des chiens. Le père pense même à l'invention de l'arc...
(Spoiler)
Mais il n'aura pas le temps de la mener à therme, parce que ces fils, de peur de le voir dépasser les bornes et étendre son savoir dangereux à l'ensemble de l'humanité, le tuent, puis le mangent. Tout simplement.
Commentaire : D'après la quatrième de couverture, ce livre promettait d'être hillarant. Et bien, j'ai bien ri ! Voici une critique (parfois à peine masquée) de la race humaine, de sa soif de pouvoir et de son insatisfaction permanente. Voici une caricature des éternels combats politiques entre gauche et droite, entre conservateurs et modernes, entre jeunes et vieux, entre blancs et noirs... Tout ça par le biais d'une famille de cromagnons burlesques, chaque membre étant le stéréotype d'une classe de la société moderne. Plein d'humour, plein d'ironie, un peu de fatalisme aussi. A lire pour rire, et pour réfléchir, surtout.
bonne continuation